Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Notre jeunesse doit se réapproprier le devoir d’espérance dans une nouvelle organisation du monde.

Il est confortable de penser que nos démocraties séculaires ne peuvent pas bouger car trop de libertés sont déjà dans l’ordre du possible. L’alliance des conservatismes Européens est en marche. L’islamophobie rampante est banalisée, les traumatismes d’une expérience révolutionnaire et démocratique dans les pays du Maghreb nord méditerranéen ne sont qu’un balbutiement de guerres qui n’en portent pas le nom. Méfions-nous de ces révolutions dans le monde arabe qui nous détourne de l’espoir et de l’utopie de la valeur humaine.
La peur de l’autre et de son monde étranger, devient le prétexte insoutenable à la défense du statu quo. S’il existe des inquiétudes légitimes quant à l’avenir, ou plutôt au devenir des différents régimes qui s’effondrent aujourd’hui. Il n’est pas acceptable de faire prévaloir la peur sur l’espoir. La démocratie est un droit pour tous les êtres humains et c’est plutôt dans le sens du devoir que nos gouvernances devraient par la voix de médiateurs internationaux diriger les changements en gestation. La démocratisation en mouvement doit permettre à chacun d’améliorer le sort d’un pays, d’une nation d’hommes et de femmes.
Notre responsabilité est immense, ne nous berçons pas d’une prude musique et trop de silence qui laisseraient les dictateurs massacrer impunément les femmes et les enfants de terres pas si lointaines.
Ces dirigeants piétinent des valeurs gravées sur les façades de nos bâtiments publics. Ces valeurs gagnées aussi dans la douleur de nos ancêtres, nous rappellent les heures sombres de la terreur par exemple. Mais nous savons aujourd’hui que malgré les soubresauts de l’histoire la liberté est une valeur qui donne une force et une détermination au peuple tout entier.
C’est un choix de civilisation qui s’offre au monde. La construction de ces destins manque encore de prospective.
Les soubresauts de violence incontrôlée dérèglent les délibérations démocratiques. En dépassant le devoir d’ingérence et en proposant les pierres angulaires de notre République, nous pourrions inventer un devoir d’espérance en formant les élites et promouvoir un pluralisme politique autour et avec des médias libres d’exercer en toute sécurité. Voilà à quelle tâche, nous devrions nous atteler, accompagner ces révolutions en agitant nos consciences pour retrouver une harmonie et donner à chacun la joie de vivre dans la paix.

Les commentaires sont fermés.