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  • Nouvelles d’Europe et du monde… où en sont les actualités qui doivent informer le citoyen ?


    Depuis le 1er janvier, la Hongrie occupe la présidence semestrielle tournante de l’Union européenne (membre depuis 2004). Les Vingt-sept sont donc présidés par une démocratie parlementaire qui n’en est plus une, mais plutôt une démocratie autoritaire si ce n’est déjà une dictature, aux vues des dernières lois sur les médias adoptées par le Parlement hongrois (256 voix contre 87)
    Son but ? Soumettre l’ensemble des médias (écrits, audiovisuels et internet) au contrôle du premier ministre Viktor Orban, et à celui de son parti, au pouvoir depuis mai dernier.
    La nouvelle Autorité nationale des médias et des communications dirigée par les populistes conservateurs du parti Fidesz, pourront exiger que les médias corrigent des informations jugées manquant « d’objectivité politique » et les sanctionner par des amendes sévères (de 89.000 à 700.000 euros). Pour se pourvoir en justice, il faudra d’abord publier le rectificatif ou s’acquitter de l’amende, ce qui condamnera à mort la plupart des titres de presse écrite. Cette même autorité pourra exiger que les médias soumettent leurs articles et émissions avant publication ou diffusions. Elle aura un droit de perquisition même si aucun délit n’est identifié et pourra exiger que les journalistes dévoilent leurs sources sous certaines conditions...
    Viktor Orban anéantit la liberté de la presse, sans laquelle il n’y a pas de démocratie.
    Quelques voix ici où là, ont dénoncé cette atteinte à la liberté de la presse « sans précédent dans les démocraties européennes, Dunja Mijatovic, (représentante de l’OSCE pour la liberté des médias), L’Allemagne, lui a emboîté le pas, Markus Löning, (représentant des droits de l’homme). À Bruxelles, les institutions communautaires sont restées bien silencieuses. Seuls Guy Verhofstadt, (le président du GLD du Parlement européen et Daniel Cohn-Bendit, le président du groupe Vert, ont réagi : «Cette nouvelle loi, clairement répressive est inacceptable ». Il s’agit« d’une mise sous tutelle de la presse intolérable pour un pays membre de l’UE.
    Viktor Orban n’en est pas à son coup d’essai. Loi après loi, et profitant de l’écrasante majorité qu’il a obtenue, il réécrit à sa guise la Constitution, il bâillonne tous ceux qui pourraient lui faire de l’ombre, que ce soit l’opposition, la justice ou la presse. La nouvelle Constitution a été voté il y a moins de 2 semaines et aucune personnalité politique n'a relevé cette mascarade bien sombre pour notre entité Européenne.
    Il viole sans vergogne, tous les principes sur lesquels est fondée l’Union Européenne. Celle-ci n’est pourtant pas démunie : l’article 7 du traité prévoit qu’il est possible de « suspendre » de ses droits (droits de vote, présidence de l’Union, etc.), tout Etat membre qui viole les valeurs fondamentales de l’Union.
    Si l'Union ne réagit pas à ce « coup de Budapest », aussi liberticide, elle perdra toute légitimité pour donner des leçons de démocratie aux pays candidats. Si l’article de la constitution Européenne n’est pas utilisée, elle ramène la Hongrie vingt ans en arrière et fait reculer le pouvoir d’une Union Européenne, fer de lance dans la bataille des droits de l’homme.

  • Arnaud Montebourg est au début de son chemin, et il n’a pas fini de nous étonner !


    Arnaud Montebourg poursuit son tour de France, d’états-généraux sur le capitalisme financier, de débats en rencontres, le député, candidat à la candidature présidentielle, prouve sa maîtrise des dossiers et sa vision politique de grande envergure.
    Je ne ferai pas le compte-rendu exhaustif de débats ici ou là, des mesures prioritaires d'un futur ministre de l’Économie d’un gouvernement de gauche ...
    Arnaud Montebourg a réellement une dimension politique.
    C’est le candidat à la candidature qui sait exprimer ses convictions en s’imposant face aux lobbys. La démocratie peut et doit s’imposer en donnant à la finance une dimension bicéphale de l’Etat. Il souhaite que certaines dispositions financières applicables par la France seule, servent d’exemplarité pour l’Europe. L’attractivité d’un secteur financier réellement régulé de notre économie à la française pourrait relancer les bases de projets Européens.
    Cet autre capitalisme vu par Arnaud Montebourg serait, sur les bases d’ententes nationales, bâti sur les mutuelles et les coopératives. Bien que l’Union Européenne a poussé ces systèmes sur la pente du profit le plus rapide possible qui a failli emporter le Crédit agricole, les caisses d’épargne et les banques populaires…
    Mais pour notre candidat à la Présidentielle; « la libre association des producteurs entre eux », comme on disait autrefois, demeure la voie d’avenir de la société humaine.
    Arnaud Montebourg a un projet, une conception de l’État et du bien public, une éthique de l’engagement politique.
    L’élection présidentielle de 2012 doit être l’occasion de mettre en avant des hommes de cette trempe. Pour que vive notre démocratie et notre soif du « vivre ensemble autrement ».
    Retrouver les propositions d’Arnaud Montebourg dans son livre « Des idées et des rêves » (Flammarion)